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Développement Durable et Numérique, une convergence entre TIC et TOC…..

Public By
#DD #digital #Ecosystem #Energy
Le développement du numérique doit il forcement se voir comme une convergence ou une divergence avec le développement durable.

La progression du numérique est devenu depuis quelques années un véritable cheval de batail économique pour l’ensemble des acteurs, que ce soit l’Etat, les opérateurs, les éditeurs ou bien même les réseaux d’entreprises. Aux opportunités business se sont alors adossé des perspectives en termes de RSE et de réduction de la fracture social (http://sociologies.revues.org/3333) mais se positionnement est-il si vertueux que nous voulons l’entendre ?
Selon Ludovic COUTANT la classification des éco-Tic se positionne sur deux axes :
• « Optimisé » (conso moins d’énergie)
• « Dématérialisé » (conso – de carboné)
Pour ces deux termes nous comprenons et convenons de l’avancé des technologies matériel et du potentiel offert à l’ensemble des utilisateurs. Nous sommes même convaincus que ce monde nous offre des possibilités infinies dans ce domaine, voir sans limite, mais comme le précise L.COUTANT « L’éco-TIC est une catégorie qui est plus d’ordre rhétorique qu’analytique » l’absence d’outil de mesure fiable ne permettant pas de mesurer ces impacts sur l’ensemble de l’écosystème.
Et malgré la création d’une branche « green It » la démarche reste encore cantonnée à la consommation de l’utilisateur final soit la partie « Optimisé ».
En décembre 2008 le rapport Ministériel mettait en avant l’estimation de la consommation électrique liée aux TIC. En France, cette consommation, hors matériel audiovisuel, était comprise entre 42.1 et 47.1 TWh par an, soit 9.7 % de la consommation d’électricité par les applications finales. Pour le secteur tertiaire seul, une consommation finale de 7,5 TWh dont 5 TWh pour l’informatique fixe (ordinateurs, imprimantes, écrans), 1,5 TWh pour les serveurs, et 1 TWh pour l’équipement divers en bureautique (photocopieurs, fax…). Le BAU Scenario until 2020 – ICT Sector total electricity use (use phase EU 25), montrait qu’à l’horizon 2020, la consommation électrique, entre 2005 et 2020, doublerait pour atteindre plus de 400 TW/h.
La production des outils de communication à un impact sur l’environnement en termes de ressources, la fabrication d’un ordinateur engendre la consommation d'environ 94 kg de combustible fossile par exemple. La raréfaction des énergies fossiles ainsi que leurs utilisations engendre des émissions à effet de serre, des conséquences sur la biodiversité et donc sur l’environnement en général. L’envoi de 33 mail à 2 destinataires par jour et par personne génère annuellement l’équivalent de 180 kg de CO2 ce qui équivaut à plus de 1000 km parcourus en voiture. Or en 2010, 107 000 milliards d’email ont été envoyé.
Enfin, IBM estimait que le coût relatif à la consommation d’électricité et à la climatisation connaît une très forte croissance et dépasse depuis 2008 le montant des achats de serveurs (20 Mds $/an).

Alors sans vouloir sombrer dans le refus du progrès, il serait temps de privilégier des solutions capable de compenser ces impacts, aux risques, comme avec un TOC, de devoir décompenser.

Vincent Leroux Lefebvre
http://www.performance-rse.com/


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