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Le Lancement du GRI G4 en France : Retour sur 10 Points Clefs de la Conférence

Hier après-midi s’est tenue la conférence de lancement de la version française des nouvelles lignes directrices du GRI : le G4. De nombreux experts français du reporting RSE, consultants ou directeurs Développement Durable, sont revenus sur les nouveautés apportées par cette nouvelle version ainsi que sur les enjeux du reporting en France et dans le monde. Voici les 10 mots clefs qu’il faut retenir de cette conférence pour avoir une vue d’ensemble du G4.


1. Global Reporting Initative

Teresa Fogelberg, Directrice Générale Adjointe du Global Reporting Initiative, nous a rappelé que le GRI était le cadre le plus détaillé et le plus utilisé dans le monde. Il comporte des références à des normes ou des standards internationaux majeurs, et est conforme au Pacte Mondial, aux Principes Directeurs de l’OCDE et des Nations Unies. Parce qu’il couvre tous les thèmes inclus dans la loi Grenelle II (Article 225), il permet notamment de suivre les obligations législatives en France.

2. France

La France a eu un rôle politique majeur durant la conférence de Rio en Juin 2012 puisqu’elle a fondé, avec le Danemark, l’Afrique du Sud et le Brésil, le {{LNK|Groupe des amis du paragraphe 47|http://www.developpement-durable.gouv.fr/Reporting-RSE-le-groupe-des-amis.html}} sur l’importance du reporting extra-financier. Cet article statue qu’il est du rôle des gouvernements, des secteurs industriels et des parties prenantes de pousser l’exercice du reporting Développement Durable auprès des entreprises. De par la loi NRE, renforcée par les Articles 75 et 225 du Grenelle II, la France est l’un des leaders de la législation RSE et Reporting dans le monde.

3. GRI G4

L’élaboration du GRI G4 s’est étalé sur deux ans et demi et a mobilisé 120 membres de groupes de travail répartis en 80 ateliers, sur 2 périodes de consultations publiques, et réunissant plus de 3500 pages de commentaires. Les objectifs de cette nouvelle et ambitieuse version étaient pluriels :

a. Faciliter l’utilisation des lignes directrices pour les rédacteurs (novices ou expérimentés)
b. Améliorer la qualité technique : définitions plus claires, moins d’ambiguïtés
c. Harmoniser le cadre avec d’autres références internationales

En termes de date de mise en œuvre, tous les rapports publiés après le 31 Décembre 2015 devront être préparés conformément aux lignes directrices G4. Il est important de noter que le G4 peut être aussi bien utilisé pour du reporting RSE que du reporting intégré.

4. Pertinence

Le G4 est une vraie rupture dans les lignes directrices du GRI puisqu’il s’agit désormais de « cibler les éléments importants, là où ils comptent », comme nous l’a expliqué Juliette Gaussem du GRI. L’entreprise qui reporte doit en effet s’affranchir de l’effet « check-box » (l’envie de compléter un maximum d’indicateurs), et davantage déterminer les éléments qui « comptent vraiment », à la fois pour l’organisation et ses parties prenantes. Ce concept de « materiality », traduit par « pertinence » en français peut s’appliquer en 3 phases successives :

a. L’entreprise liste les aspects pertinents économiques, sociaux et environnementaux liés à ses activités.
b. Elle décrit les éléments impactés par chacun de ses aspects pertinents au sein ou en dehors de l’organisation.
c. Elle représente visuellement la priorisation de ses aspects sur son activité et auprès de ses parties prenantes au sein d’une matrice de matérialité.

Ce concept de « pertinence » permet de fournir uniquement les informations essentielles et donc de rendre les rapports plus stratégiques, plus crédibles, plus concis et plus lus selon Juliette Gaussem. C’est une grande « avancée méthodologique » selon Patrick d’Humières, de l’Institut RSE.

5. Conformité

Il existe désormais deux options de conformité, qui ne portent ni sur la qualité ni sur la performance du rapport :

a. Critères essentiels : au moins un indicateur est rempli pour chaque aspect pertinent identifié
b. Critères exhaustifs : tous les indicateurs sont remplis pour chaque aspect pertinent identifié

6. Contenus

De nouveaux contenus ont été apportés ou révisés, et portent sur les thématiques suivantes :

a. Ethique et intégrité
b. Gouvernance
c. Lutte contre la corruption et les politiques publiques
d. Chaine d’approvisionnement
e. Emissions GES et énergie

7. Description d’Approche Managériale (DMA)

Les DMAs servent à décrire pourquoi les aspects choisis sont pertinents pour l’entreprise, et décrire les impacts précis de ces aspects. Il est également important que l’entreprise décrive comment elle gère chacun de ses aspects et évalue son approche managériale.

8. Vérification Externe

Le GRI recommande vivement de faire vérifier son rapport par un tiers indépendant, néanmoins la vérification externe n’est pas une obligation pour être en conformité avec les lignes directrices.

9. Informations Sectorielles

Il existe 10 compléments sectoriels aux lignes directrices, permettant d’adapter son reporting à son industrie. Pour le moment, seulement 2 ont été mis à jour avec le G4 mais il est prévu que les 10 soient conformes à la nouvelle version pour fin décembre.

10. Communication

En termes de communication et d’engagement des parties prenantes, les rapports Développement Durable ont malheureusement encore des progrès à faire. Hélène Vallade, Présidente du C3D, a notamment relevé que beaucoup de rapports n’étaient lus que par des analystes ou des financiers, et malheureusement pas par la majorité des parties prenantes. Selon elle, une plus grande audience passe par la simplification des informations présentées (par exemple un tableau de bord d’indicateurs simplifiés) ainsi que par les nouvelles technologies. François Fatoux de l’ORSE va même plus loin : il invite les entreprises à s’interroger sur le lectorat des rapports Développement Durable et la manière dont les parties prenantes accèdent aux informations. Il admet que généralement, les rapports RSE ou intégrés sont peu engageant et ont beaucoup trop de pages, et ne permettent donc pas de progresser dans le dialogue entre organisations et parties prenantes.

C’est par ailleurs exactement l’enjeu auquel nous tentons de répondre avec notre outil de reporting RSE : le {{LNK|Wizness Publisher|http://publisher.wizness.com/fr/}} . Notre but est d’équiper les entreprises de rapports web interactifs, engageants, permettant de dispatcher les informations en fonction de différents profils de parties prenantes. Permettre à ces dernières de filtrer le rapport pour avoir accès uniquement aux contenus qui les intéressent, noter et partager les pages sur les réseaux sociaux, ou encore laisser des commentaires sont des fonctionnalités auxquelles nous croyons pour faire progresser la transparence.

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