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Un mois avant Rio, le WWF a dressé un constat alarmant. A-t-il été écouté ?

Le 5ème rapport « Planète Vivante » du WWF a été publié début Mai, et s’attache à « rendre compte de l’impact de l’homme sur une planète aux ressources limitées », et à « mesurer les progrès en matière de développement durable et de préservation de la biodiversité ». Rendue publique un mois avant le sommet de la Terre de Rio qui se tient cette semaine, cette étude dresse un constat alarmant de l’état de la biodiversité, basé sur deux indicateurs clefs : l’Indice Planète vivante et l’Empreinte Ecologique.


1er Indicateur : l’Indice Planète Vivante

Ce premier indice suit l’abondance au cours du temps de 9014 populations de 2700 espèces différentes (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons) afin de définir l’état de la biodiversité de la planète.

WWF constate ainsi un déclin global de 28% de l’état de santé de la biodiversité entre 1970 et 2008, et de plus de 60% pour les espèces tropicales, avant de lister 5 facteurs d’évolutions majeurs :

1. La destruction, l’altération et la fragmentation des habitats
2. La surexploitation des espèces sauvages
3. La pollution
4. Le changement climatique
5. Les espèces invasives, véritables concurrentes ou prédatrices des espèces autochtones

Cette perte inquiétante, pour ne pas dire alarmante, de la biodiversité est un facteur extrêmement important à prendre en compte pour la survie, non pas de la planète, mais de l’espèce humaine tout simplement. En effet, cette perte de diversité biologique entraîne une baisse de la fourniture de services « Eco systémiques », c’est-à-dire les services rendus à l’homme par la Nature : approvisionnement de nourriture, de bois ou de substances médicinales ; régulation par filtration des eaux, décomposition des déchets ou pollinisation des cultures ; service de soutien comme la photosynthèse et enfin services culturels. Que ferons-nous lorsqu’une maladie mondiale éclatera mais que nos réserves médicinales ne nous permettront plus d’y faire face ? Ou que les abeilles ne seront plus assez nombreuses pour polliniser nos cultures ? En Chine déjà, des centaines d’ouvriers agricoles pollinisent à la main les cultures désertées par les abeilles à cause des pesticides. Comme vous le montre {{LNK|cet article|http://www.mcdonalds-environnement.fr/archive/2012/05/14/dans-une-province-de-chine-les-abeilles-remplacees-par-des-p.html}}, même McDo semble prendre le problème au sérieux…

2ème Indicateur : l’Empreinte écologique

L’empreinte écologique évalue « la surface de terres effectivement disponible pour produire des ressources renouvelables et absorber les émissions de CO2 » émises par l’homme. Par exemple, nous consommons actuellement une planète et demie pour accomplir nos activités, et nous en consommerons deux d’ici 2030 si nos modes de consommation et de production ne changent pas. Plus concrètement, cela veut aussi dire qu’il faut une année et demie à la Terre pour produire et renouveler les ressources naturelles consommées par les êtres humains en l’espace d’une seule année.

Nous sommes donc en train de vivre « à crédit », non seulement économiquement mais aussi écologiquement. Cette tendance persistante de la surconsommation nous emmène directement à une situation appelée par le WWF de « dépassement écologique » dans lequel nous entamons notre capital naturel : « de la même façon qu’un retrait peut occasionner un découvert bancaire, la surexploitation d’une ressource naturelle aboutit tôt ou tard à son épuisement. Au rythme de consommation actuel, certains écosysytèmes s’effondreront même avant que la ressource qu’ils recèlent ne disparaisse complètement ».

Encore une fois, comment ferons-nous le jour où la planète n’aura plus le temps ni les ressources pour reproduire ce que nous consommons trop vite ? Sans tomber dans le cliché, un fameux proverbe amérindien soulevait il y a plusieurs siècles déjà, le même problème dans un tout autre contexte :

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas."...

Existe-t-il des solutions ? Heureusement oui !

Ne tombons pas non plus dans le fatalisme ! Une des rares (et relatives) bonnes nouvelles de ce rapport est la suivante : « le seul fait d’augmenter l’efficacité de nos bâtiments, de nos véhicules et de nos usines conduirait à diviser par deux la quantité d’énergie totale consommée ». Oui me direz-vous, mais comment ?

Voici plusieurs recommandations proposées par WWF pour ce faire :

• Développer fortement le réseau mondial d’aires protégées, afin de préserver le capital naturel
• Mesurer la réussite en allant au-delà du PIB,
• Réduire significativement le volume d’intrants et de déchets dans les systèmes de production
• Modifier les habitudes de consommation énergétiques et diffuser des modes de vie à faible empreinte écologique

Pensez-vous que nos dirigeants les aient finalement pris en compte au Sommet de la Terre ? Qu’avez-vous pensé des négociations ? Laissez-nous vos avis dans les commentaires, et en attendant n’hésitez pas à télécharger l’étude complète ci-dessous.


Download the attached file: WWF Living Planet.pdf


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