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BFM Business : Enablon dans l’émission Paris d’avenir sur la gestion des risques en temps de crise

Public By in Enablon
#Risk Management #supply chain
Nathalie Croisé reçoit dans l’émission Paris d’Avenir Dan Vogel, PDG d’Enablon aux côtés de Sébastien Allaire, Associé en charge de l’offre Risk Management chez Deloitte et d’Alexandre Bardeze, Analyste marché chez Saxo Banque.


Extraits :


Nathalie Croisé : Selon une étude, il y a quelques années, la moitié des entreprises évaluaient leurs risques environ une fois par an, n’ayant peut-être pas tout à fait conscience de l'importance de cette activité. Vous qui existez depuis 12 ans, sentez-vous suite à la traversée d'une première crise en 2008-2009, puis d’une seconde, que les entreprises sont davantage incitées à gérer leurs risques ?

Dan Vogel : C'est assez hétérogène évidemment. Certaines entreprises calculent ou identifient leurs risques une fois par an effectivement.
Et puis de plus en plus d'entreprises, notamment les banques, s’inscrivent dans une dynamique d'identification de leurs risques quasiment en continu. C'est ce qu'on appelle la gestion du contrôle permanent : une erreur, un risque peut arriver à tout instant et il faut être capable de l'anticiper.


N.C : La gestion des risques est un sujet relativement compliqué pour les entreprises. Il y a le volet financier mais aussi social, juridique et environnemental. Cela représente un panel de risques important, face auquel les entreprises ont besoin d'être accompagnées.

D.V : Absolument, et on pourrait étendre la liste encore plus loin. Il existe des risques opérationnels, mais également des risques de fraude et des risques de réputation notamment. Donc effectivement la gestion des risques est aujourd'hui présente partout. C'est d'ailleurs dans cette logique qu'Enablon équipe les entreprises pour pouvoir identifier et anticiper ces risques. Et nous avons une vision assez large puisqu'à travers les grands groupes avec lesquels nous travaillons, nous équipons des dizaines de milliers d'entreprises qui vont également anticiper et gérer ces risques, ce qui est très important par les temps qui courent.


N.C : Vous l'avez expliqué, tous les secteurs d’activité n'abordent pas la gestion du risque de la même façon. Mais en temps de crise, sont-ils tous concernés ?

D.V : Oui. Il est important de revenir sur la notion de risque. On ne parlait pas de risques il y a une dizaine d'années sauf dans certains secteurs d'activités particuliers comme dans le trading par exemple (…). Quelque chose a beaucoup évolué sur les dix dernières années. A l’heure de la troisième crise (…), ne serait-ce qu’en regardant les marchés financiers et l’évolution de l’économie, le monde est devenu beaucoup plus incertain.

Un risque, c’est finalement la probabilité d’un incident et sa potentialité. Prenons l’exemple d’un fabricant de jouet apprenant que ses jouets sont toxiques à cause d’une peinture livrée par l’un de ses fournisseurs. C’est un élément qui peut fortement nuire à une réputation (…). Cela veut dire qu’aujourd’hui on ne peut pas piloter une entreprise uniquement sur la base de chiffres financiers. Il faut disposer d’un tableau de bord permettant d’anticiper, de savoir comment réagir si les conditions dans lesquelles vous opérez sont amenées à changer. (…)


N.C : Et c’est finalement ces solutions que vous proposez, et qui permettent de voir de façon précise pour les entreprises des différents secteurs comment on peut gérer ces risques.

D.V : Oui, nos solutions permettent par exemple à quasiment toutes les grandes banques françaises de mettre à disposition de milliers d’utilisateurs des outils pour pouvoir mieux anticiper les incidents qui peuvent arriver avec une sévérité plus ou moins importante. C’est également vrai dans l’industrie, dans la publicité et dans tout autre secteur d’activité.(…)


N.C : Une fois que l’on a identifié et évalué ces risques, comment peut-on aller de l’avant ?

D.V : Tout d’abord, pour maîtriser un risque, le meilleur moyen est de l’anticiper, c’est-à-dire de ne pas se mettre dans une position où le risque va provoquer un incident. Par ailleurs aujourd’hui on ne peut pas gérer un risque indépendamment, on est obligé de mutualiser certaines choses (…).

Prenons comme exemple l’inondation en Thaïlande qui a provoqué une rupture des stocks de disques durs à l’échelle mondiale. Alors que de nombreuses entreprises achetant du matériel informatique avaient fait le choix de s’approvisionner auprès de différents fournisseurs afin de réduire leurs risques, elles n’avaient pas prévu que tous les fabricants de matériel informatique avaient de leur côté sous-traité cette fabrication de disques durs auprès des mêmes sous-traitants. (…) Cela montre que pour gérer une problématique de risques, il faut certes la gérer au niveau de son entreprise, mais il faut également mettre en commun des informations qui sont parfois presque concurrentielles. (…) Il est important de pouvoir tracer le risque non seulement au niveau de l’entreprise mais également au niveau de tout un secteur d’activité.


N.C : Vous qui avez été créés il y a 12 ans, vous vous portez bien et avez effectué récemment une levée de fonds de 15 millions de dollars pour accélérer votre développement en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. La gestion des risques est-elle un marché d’avenir ?

D.V : Ce qui est intéressant, c’est de voir comment les entreprises occidentales ont un impact fort en Asie. On se retrouve aujourd’hui avec des dizaines de milliers d’entreprises indirectement clientes d’Enablon parce que tout le secteur de la grande consommation, par exemple, utilise nos solutions à travers des sites collaboratifs, comme la plateforme Wizness, qui vont leur permettre de gérer toute leur chaîne de valeur. Car l’enjeu est là : quand vous avez 80% d’un produit qui est réalisé dans d’autres pays (…), vous devez tracer le risque non seulement de votre entreprise mais aussi de tous vos fournisseurs. Cela accentue les risques et cela nécessite de pouvoir gérer les problématiques que vous avez à travers toute une chaîne de valeur dans différents pays. (…)

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