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Inauguration de l’Institut RSE Management: La RSE, outil d’avenir de la régulation des échanges internationaux ?

L’Institut RSE Management qui permet aux instances de gouvernance et aux équipes de direction des entreprises de faire face à l'enjeu du développement durable a été inauguré hier lors d’une soirée exceptionnelle dont la problématique était : La RSE, outil d’avenir de la régulation des échanges internationaux ?
Anne-Marie Idrac, Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur, a ouvert la conférence d’Henri-Claude de Bettignies en s’interrogeant sur le rôle de la RSE au sein de la mondialisation. Retour sur son discours passionnant...et passionné !





Anne-Marie Idrac a commencé son introduction en rappelant que la RSE a été portée et développée par des entreprises pionnières en France mais aussi à l’étranger. Si la RSE a été beaucoup médiatisée en France, elle n’en reste pas moins une question à champ international, et ne doit pas faire l’objet d’un unique point de vue franco-français. Par définition, le Développement Durable tente de répondre aux enjeux de notre planète, et c’est donc à une échelle internationale que les entreprises françaises doivent s’impliquer et susciter le débat.

Madame la Ministre a invité ses auditeurs à comprendre le point de vue des pays émergents en donnant l’exemple du dumping environnemental. Pour la France, et plus largement les pays de l’Union Européenne, la lutte contre le dumping environnemental est une évidence, et peut prendre la forme d’une taxe aux frontières, mal comprise par les pays en développement qui la considèrent comme du protectionnisme déguisé. « Pour les pays émergents, le social n’est pas la même chose que pour nous, l’environnemental n’est pas la même chose que nous non plus » explique-t-elle. Copenhague a tristement illustré ce malentendu entre les différents groupes de pays, qui n’ont pas réussi à s’accorder sur des mesures concrètes et chiffrées pour lutter contre le réchauffement climatique.

Dans ce contexte, s’interroge-t-elle, comment pouvons nous faire face tous ensemble aux enjeux de la RSE à une échelle globale?

Anne-Marie Idrac préconise 3 pistes principales :

1. La première est la responsabilisation. « Tout le monde doit se mettre autour de la table et prendre ses responsabilités ». La Chine par exemple, souvent pointée du doigt par les pays occidentaux, doit apprendre à maitriser les conséquences environnementales liées à son boom économique.

2. La deuxième est la redistribution, depuis longtemps adoptée par la France, mais qui se pratique désormais à une plus grande échelle entre les pays riches et les pays plus pauvres. « Les pays émergents n’ont plus besoin d’aide, ils ont besoin de partenariats ». Les partenariats sont stratégiques pour l’évolution du commerce et de la RSE car ils encouragent l’éducation et la formation, le transfert de technologie et le développement social.

3. La dernière piste mise en avant est l’innovation qui, associée aux partenariats, devraient permettre de créer les opportunités qui pourront mettre fin à la crise écologique et économique que traverse le monde actuellement.

L’avenir des échanges est « Green » !

Répondant à la problématique de l’évolution des échanges internationaux, Anne-Marie Idrac ajoute que la croissance verte va influencer les échanges qui se verdiront au fur et à mesure : « L’avenir des échanges sera Green plus particulièrement pour les industries et les services ». Dans cette optique, la France va devoir se positionner et affuter sa stratégie pour tirer au mieux parti de ses nombreux atouts : son expertise, l’influence de ses grands groupes et le dynamisme de ses PMEs. Le challenge qui l’attend est de garantir l’attractivité de son territoire et la compétitivité de ses entreprises sur le moyen-long terme.

Une Charte d’engagement sociétal France-Afrique

Afin de répondre à ce challenge et de se positionner face à ses concurrents, la France peut utiliser la RSE comme un atout compétitif. C’est notamment ce qu’elle vient de faire lors du {{LNK|25e Sommet France-Afrique|http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/afrique_1063/sommets-afrique-france_326/index.html}} qui s'est tenu les 31 mai et 1er juin 2010. Le patronat français et les entreprises africaines ont signé une Charte sur la responsabilité sociétale des entreprises, dont le but est de «construire une démarche gagnant-gagnant ». Cette Charte va également permettre de concurrencer la présence accrue des entreprises chinoises en Afrique. Ces dernières sont accusées de pratiquer une concurrence déloyale et d’avoir une attitude « Nord-Sud » envers les pays africains (ré endettement des pays africains, utilisations des ressources locales, apport de main-d’œuvre chinoise bon marché).

Nicole Notat, Présidente de {{LNK|Vigéo|http://www.vigeo.com/csr-rating-agency/index.php?lang=fr}}, a également pris la parole lors de la soirée : « Une Charte peut faire la différence et devenir un avantage. Nous sommes en train de vivre une révolution culturelle sur le rôle et la finalité de l’entreprise, qui voit plus loin que son propre Retour-Sur-Investissement […] Les pionniers en la matière seront à la tête du mouvement ».

Conclusion

Anne-Marie Idrac et Nicole Notat ont conclu sur le changement de paradigme auquel le monde est en train de faire face et sur la prise de conscience « durable » qui se trouve accélérée par la crise. La RSE devient une « réalité pressante » sur le monde de l’entreprise, et « ceux qui ne monteront pas dans le train prendront des risques ». Si les enjeux sont aussi importants, alors la responsabilité sociale ou sociétale n’est pas une contrainte…c’est une opportunité !

{{LNK|Découvrir l’Institut RSE Management|http://www.company21.fr/}}


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